Dostoïevski

Le génie est bien souvent un être tourmenté. Dostoïevski l’était (non seulement un génie mais aussi tourmenté…). Annoncé comme « le nouveau Gogol » dès ses débuts, il s’inspirait comme tout auteur, de son histoire, de sa vie. C’est pourquoi on retrouvera dans Les Souvenirs de la Maison des Morts, la marque profonde qu’a laissé en lui la déportation à Omsk, en Sibérie.

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Oh Lucy! , 2017

« Le début de l’absence est comme la fin de la vie » écrivait Lope de Vega. L’absence, celle qui arrache le cœur et nous plonge dans une attente indéfinissable, une prison sans murs, c’est probablement ce que devait ressentir Setsuko le jour où Ayako, sa sœur, lui a volé son petit-ami. Oh, Lucy !, réalisé par la japonaise Atsuko Hirayanagi, a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes pour une sortie prévue le 31 janvier 2018.

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Hitchcock et Fenêtre sur cour

Un jour le réalisateur Alfred Hitchcock a déclaré à propos de son film Fenêtre sur Cour (Rear Window) , sorti en 1954 avec James Stewart et Grace Kelly dans les rôles de Jeff et Lisa, qu’il était « structurellement satisfaisant parce qu’il représente la quintessence du traitement subjectif. Un homme regarde, voit et réagit. Ce film est entièrement un processus mental illustré de manière visuelle. » Alfred Hitchcock

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L’Étrange créature du Lac Noir, 1954

Étrange et paranormal ont toujours été une grande source d’inspiration pour les cinéastes de tous temps, et ce pour exploiter la peur de leur spectateurs, qui, dans une pulsion masochiste, décident de s’infliger la peur de leur vie. La peur. C’est une émotion humaine, mais assez ignoble je dois dire… Mais revenons-en aux faits : L’étrange créature du lac noir, le film qui a terrorisé le public à sa sortie en salle, est aujourd’hui un film –involontairement- drôle…

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Close-up, 1991

Voilà peu de temps qu’Abbas Kiarostami nous a quitté. Il y a de ces personnes qui laissent des traces ; on se souvient d’eux ; on réécoute leurs chansons, on revoie leurs films. Kiarostami fait parti de ces gens là.

Malheureusement –et vous ne pouvez pas savoir à quel point j’en suis désolée à cet instant, quand je repense à mon émerveillement à la sortie de la salle-, je ne connaissais pas ce réalisateur iranien avant son hommage au Festival Lumière cette année avec la projection de Close-up.

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Mademoiselle, 2016

Mademoiselle, comment dire… C’est un film qui vous laisse perplexe. J’avais déjà découvert l’univers de Park Chan-Wook avec le palpitant Old Boy -la veille- celui-ci alliant violence et sexualité magnifiées dans une esthétique tout à fait originale.

Comme certains le savent, Mademoiselle sort demain, la séance était donc une avant-première dans le cadre du Festival Lumière à laquelle le réalisateur était présent.

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La Volonté et la Fortune

Castor et Pollux. Abel et Caïn. Deux exemples types de liens humains forts qu’ils soient en amitié ou en conflits. La Volonté et la Fortune est une évolution de rapports humains visant à mettre en évidence des faits: dans ce cas précis on parle de la gouvernance mexicaine. Publié à caractère posthume en 2012 à la mort de son auteur Carlos Fuentès, il signe un chef d’oeuvre portant l’essence de ses convictions.

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Pouchkine

Pouchkine, c’est un virtuose comme il en existe peu. Poète, dramaturge, il compose sans relâche tout au long de sa vie, qui le mènera bien loin de chez lui. En effet, tantôt écrivain, tantôt journaliste, il révèle des talents, comme Nicolas Gogol, qui perpétuent la modernisation de la littérature russe avec autant d’acharnement pour défendre leurs idéaux que possible, comme il le ferait, lui.

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L’Économie du couple, 2016

Ils sont là, tranquillement assis sur le canapé du salon de cette maison qu’ils se battent pour récupérer, ce foyer qui fut autrefois le leur, uni et convivial et qui n’est plus que le terrain de leurs offensives acharnées l’un contre l’autre, aux dépends de leurs deux filles, Jade et Margaux, qui prennent parti intégrantes, malgré elles, de cette machine infernale qui ravage leurs cœurs.

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Le professeur de violon, 2016

Le violon, d’aspect inoffensif, devient dans les mains habiles d’un musicien chevronné, tantôt une arme -comme dans la scène où des membres d’un gang menace Laerte avec un pistolet et lui demande de jouer- contre des faits d’actualité et pacifique -comme la ségrégation raciale au Brésil, cela devient un moyen de manifester- ; tantôt un moyen d’expression fort, comme pour ces jeunes des favelas qui sont tentés par la drogue, les trafics en tout genre…

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