L’art de vivre à la japonaise

Si vous êtes :
*dégoûtée de vous même pour quelques raisons (âge, poids, physique etc.)
*sur le point de partir au Japon, ou rêvant d’y aller ? (tous le monde à le droit de rêver…)
*stressé.e par votre environnement, votre travail, vos études (ou autres…)
*perdu.e, vous ne savez pas plus quoi faire ni dans quelle direction aller
*un gourmet et/ou un cuisinier par essence, à la recherche de nouvelles saveurs
(Rayez la ou les mentions inutile/s…)

Alors il y a une haute probabilité que ce livre vous soit utile.

« Si vous essayez, vous réussirez peut-être. Si vous n’essayez pas, vous ne réussirez pas. Cela est vrai pour toute chose. Ne pas essayer, c’est échouer. » Parsemé de proverbes japonais, de citations de-ci delà, L’art de vivre à la japonaise est un chemin dans la forêt. Où mène ce sentier ? Sur un croisement. Un choix entre deux voies, où nous sommes seul juge. Mélange d’expériences personnelles et d’un travail plus profond lié à son blog Islandbell, Erin Niimi Longhurst, anglo-japonaise, livre à la fois un témoignage et un guide pour les voyageurs occidentaux, mais aussi pour toutes les personnes qui se sentent mal et qui pourraient se reconnaître dans la philosophie du wabi-sabi (la beauté de l’impermanence et l’imperfection) et du kintsugi (déceler la beauté dans l’imperfection).

Trouver sa raison d’être, ce pourquoi nous vivons, c’est commencer par faire un choix. Lorsqu’on se sent perdu, dans la forêt, que l’on s’est un peu trop éloigné du sentier, il faut s’asseoir un moment un écouter les oiseaux chanter. C’est l’ikigai. La raison de vivre, et si vous vous êtes perdu, prenez le temps de trouver ce mystérieux ingrédient du bonheur.
L’eau ne coule jamais deux fois au même endroit. Elle passe, s’écoule, sans jamais s’arrêter. Pas de retour en arrière. C’est le wabi-sabi. L’éphémère, l’impermanence de chaque moment qui jamais ne se reproduira. D’où le culte de l’imperfection, puisque ce qui est imparfait est naturel, brut. En France, la nature n’est pas autant considérée ni prise en compte pour ses bienfaits, alors que les japonais pratique beaucoup le Shinrin yoku, que nous appelons sylvothérapie (thérapie par les arbres) et ce « rituel » est ancré dans leurs traditions depuis longtemps. La spiritualité est bien plus présente dans le quotidien : ainsi le thé et la calligraphie relèvent du sacré de part leurs origines religieuses mais aussi parce qu’ils sont utilisés pour ce qu’ils appellent la « cérémonie du thé ». Ainsi les japonais seraient-ils plus calmes et détendus que nous, grâce à ces activités de reconnexion avec la nature ?
Et pourtant, les japonais sont un des peuples les plus stressés au travail : c’est principalement parce que pour eux tout travail est perfectible. Difficile donc de féliciter quelqu’un pour le travail accompli, si le travail n’est jamais vraiment terminé…

« Il n’y a pas d’amour plus sincère que celui porté à la nourriture ». Il n’y a rien de plus vrai. La nourriture, c’est ce qui nous fait vivre. Nous y restons dépendants toute notre vie, jusqu’à la mort, qui marque clairement la fin de cette addiction. Alors pourquoi ne pas rendre ce mariage forcé un peu plus joyeux, puisqu’à l’évidence, on ne pourra jamais se débarrasser de la faim. C’est de là que la cuisine est née, cette amour de mélanger des ingrédients si éloignés les uns des autres pour en faire un plat tellement délicieux ! Un plat qui donne envie de manger. Et de cuisiner. Le cercle vicieux, devient cercle vertueux. Cette citation, du Prix Nobel de Littérature 1925 George Bernard Shaw, inaugure la partie intitulée Tabemono ou « alimentation ». L’autrice y écrit à la fois les règles de savoir-vivre à table, ses plats fermentés préférés (laissant de nombreuses recettes très intéressantes…) qui en disent long sur la cuisine japonaise, mais aussi sur les japonais eux-mêmes… Non seulement vous saurez comment les CUISINER, mais aussi comment les MANGER ! Ramen, sushi et même les petits mots qui font les bons repas: manger comme un japonais, pour ne pas se faire repérer à dix kilomètres tel le touriste de base.

Nous sommes au croisement. Deux voies s’ouvrent à moi. Je veux bien passer à la vitesse supérieure, mais faudrait-il savoir comment ? Et bien, le chapitre Shukanka « créer l’habitude » pourra vous aider. C’est simple et efficace. Avoir le regard de quelqu’un qui vit un pied entre deux mondes, c’est très intéressant et ça permet d’avoir une analyse fine avec des conseils justes et ciblés.

En bref, lisez ce bouquin.

ML

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