Oh Lucy! , 2017

« Le début de l’absence est comme la fin de la vie » écrivait Lope de Vega. L’absence, celle qui arrache le cœur et nous plonge dans une attente indéfinissable, une prison sans murs, c’est probablement ce que devait ressentir Setsuko le jour où Ayako, sa sœur, lui a volé son petit-ami. Oh, Lucy !, réalisé par la japonaise Atsuko Hirayanagi, a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes pour une sortie prévue le 31 janvier 2018.

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Hitchcock et Fenêtre sur cour

Un jour le réalisateur Alfred Hitchcock a déclaré à propos de son film Fenêtre sur Cour (Rear Window) , sorti en 1954 avec James Stewart et Grace Kelly dans les rôles de Jeff et Lisa, qu’il était « structurellement satisfaisant parce qu’il représente la quintessence du traitement subjectif. Un homme regarde, voit et réagit. Ce film est entièrement un processus mental illustré de manière visuelle. » Alfred Hitchcock

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L’Étrange créature du Lac Noir, 1954

Étrange et paranormal ont toujours été une grande source d’inspiration pour les cinéastes de tous temps, et ce pour exploiter la peur de leur spectateurs, qui, dans une pulsion masochiste, décident de s’infliger la peur de leur vie. La peur. C’est une émotion humaine, mais assez ignoble je dois dire… Mais revenons-en aux faits : L’étrange créature du lac noir, le film qui a terrorisé le public à sa sortie en salle, est aujourd’hui un film –involontairement- drôle…

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Close-up, 1991

Voilà peu de temps qu’Abbas Kiarostami nous a quitté. Il y a de ces personnes qui laissent des traces ; on se souvient d’eux ; on réécoute leurs chansons, on revoie leurs films. Kiarostami fait parti de ces gens là.

Malheureusement –et vous ne pouvez pas savoir à quel point j’en suis désolée à cet instant, quand je repense à mon émerveillement à la sortie de la salle-, je ne connaissais pas ce réalisateur iranien avant son hommage au Festival Lumière cette année avec la projection de Close-up.

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Mademoiselle, 2016

Mademoiselle, comment dire… C’est un film qui vous laisse perplexe. J’avais déjà découvert l’univers de Park Chan-Wook avec le palpitant Old Boy -la veille- celui-ci alliant violence et sexualité magnifiées dans une esthétique tout à fait originale.

Comme certains le savent, Mademoiselle sort demain, la séance était donc une avant-première dans le cadre du Festival Lumière à laquelle le réalisateur était présent.

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L’Économie du couple, 2016

Ils sont là, tranquillement assis sur le canapé du salon de cette maison qu’ils se battent pour récupérer, ce foyer qui fut autrefois le leur, uni et convivial et qui n’est plus que le terrain de leurs offensives acharnées l’un contre l’autre, aux dépends de leurs deux filles, Jade et Margaux, qui prennent parti intégrantes, malgré elles, de cette machine infernale qui ravage leurs cœurs.

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Le professeur de violon, 2016

Le violon, d’aspect inoffensif, devient dans les mains habiles d’un musicien chevronné, tantôt une arme -comme dans la scène où des membres d’un gang menace Laerte avec un pistolet et lui demande de jouer- contre des faits d’actualité et pacifique -comme la ségrégation raciale au Brésil, cela devient un moyen de manifester- ; tantôt un moyen d’expression fort, comme pour ces jeunes des favelas qui sont tentés par la drogue, les trafics en tout genre…

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Julieta, 2016

Dernier film du réalisateur et scénariste Pedro Almodóvar, Julieta est un drame espagnol adapté de trois nouvelles d’Alice Munro tirées de son recueil Les Fugitives. Almodóvar est connu notamment pour Todo sobre mi madre (Tout sur ma mère) et Volver, qui traitent souvent des rapports parent-enfant, ce qui est le cas dans Julieta ; mais aussi de l’identité sexuelle.

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La Dolce Vita, 1959

Bonjour,

Pour ce nouvel article, je vais vous présenter La Dolce Vita (La Douceur de Vivre), de Federico Fellini. C’est un film italien néoréaliste sorti en 1959, ayant obtenu la Palme d’Or du Festival de Cannes de 1960. Fellini est un réalisateur et scénariste italien issu du néoréalisme primé de nombreuses fois à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère comme pour La Strada, Otto e mezzo (Huit et Demi)…

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Le Néoréalisme

Lorsque j’ai créé le lexique de cinéma, j’ai parlé d’un article sur le néoréalisme un peu plus détaillé, parce que j’aime énormément la culture italienne, qui est riche du point de vue artistique et littéraire.

Pour ceux qui n’ont pas fait un tour du côté du lexique, le néoréalisme est un mouvement cinématographique post-Seconde Guerre Mondiale basée en Italie caractérisé par des tournages en extérieur, l’emploi de comédiens amateurs ainsi qu’une approche minutieuse de la réalité sociale.

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